Encourager un jeune croyant sur un point précis de sa marche
Un jeune croyant avance souvent avec enthousiasme, mais aussi avec beaucoup de doutes silencieux : Suis-je sur le bon chemin ? Est-ce normal de ressentir cela ? Est-ce que je progresse ? Un mot d'un frère ou d'une sœur plus avancé peut le soutenir pendant des semaines. Cette quête te propose de contacter un croyant plus jeune dans la foi, et de l'encourager sur un point précis de sa marche.
À quoi ça ressemble dans ta journée
Choisir la personne. Quelqu'un de ton église, de ton groupe, de ton entourage, qui a commencé à suivre Jésus il y a peu de temps. Peu importe son âge : ce qui compte, c'est la jeunesse de sa foi.
Observer. Qu'as-tu remarqué de bon ? Un geste, une prise de parole, un changement d'attitude, une question sincère, une persévérance, un service rendu. Un encouragement précis part toujours d'une observation.
Écrire ou dire. Quelques formulations possibles :
- « J'ai remarqué que tu poses de très bonnes questions dans le groupe. Ça m'aide moi aussi à réfléchir. »
- « Je vois comment tu t'accroches à la prière même quand c'est difficile. Continue : Dieu voit ça. »
- « Ton témoignage de dimanche m'a touché. Merci d'avoir osé. »
Faire le lien avec Dieu. Rappelle que c'est lui qui travaille : « Dieu fait quelque chose en toi. » Le but est que le jeune croyant s'appuie sur Dieu, pas sur toi.
Proposer une suite. Un café, une lecture à deux, un appel. Un encouragement qui ouvre une relation vaut davantage.
Être honnête. Si le jeune croyant traverse une difficulté, tu peux l'encourager et partager une expérience personnelle de difficulté : « Moi aussi, j'ai connu ça. »
Si tu es pressé, un message de deux lignes. Si tu es timide, l'écrit facilite les choses. Si tu es toi-même peu avancé, tu as sans doute des choses à partager avec quelqu'un qui l'est encore moins.
Ce que dit la Bible
Paul décrit son attitude comme celle d'un père :
« Vous savez aussi que nous avons été pour chacun de vous ce qu’un père est pour ses enfants, vous exhortant, vous consolant, vous conjurant de marcher d’une manière digne de Dieu, qui vous appelle à son royaume et à sa gloire. »
Un père pour ses enfants, qui exhorte, console et conjure : trois verbes pour trois besoins : exhorter (encourager à avancer), consoler (soulager), conjurer (insister avec amour). Chacun mérite un encouragement adapté. Le livre des Actes montre Barnabas, dont le nom signifie « fils d'exhortation », qui allait chercher les nouveaux et les soutenait (Actes 11:23). Paul demande aussi à Timothée, jeune responsable, d'être un modèle pour les croyants (1 Timothée 4:12).
Les pièges à éviter
Donner des conseils non demandés. Un encouragement n'est pas un cours. Évite d'ajouter « mais tu devrais… ».
Idéaliser ta propre foi. Montre-toi tel que tu es, avec tes luttes. Un jeune croyant a besoin de voir que la foi se vit avec des hauts et des bas.
Attendre trop. Un encouragement tardif arrive moins bien. Dès que tu as remarqué quelque chose de bon, dis-le.
Chercher à le former à ton image. Encourage ce que Dieu fait en lui, sans l'amener à copier ton style.
Faire pression. Ne mets pas le jeune croyant sous pression en lui promettant un avenir brillant. Reste concret et simple.
Aujourd'hui, pense à un croyant plus jeune dans la foi. Écris-lui un mot précis sur un point de sa marche.