Inviter quelqu'un à partager un moment : à l'église, à un repas, dans un groupe
Beaucoup de gens ne viendront jamais d'eux-mêmes à une église, mais accepteront volontiers l'invitation d'une personne qu'ils connaissent. Une invitation, c'est un petit geste : « Ça te dirait de… ? » Cette quête te propose de le faire cette semaine, vers quelqu'un qui ne croit pas ou qui s'est éloigné.
À quoi ça ressemble dans ta journée
Tu peux inviter à trois types de moments, du plus léger au plus engagé :
- Un repas. C'est le plus naturel. Un déjeuner, un café, un barbecue, un dîner chez toi. Le repas crée un climat de confiance et n'engage personne.
- Un groupe. Une soirée de ton groupe de maison, un atelier, une soirée jeux, un groupe de jeunes, un événement de quartier organisé par ton église.
- Un culte ou une célébration. Un dimanche normal, un temps de Noël, de Pâques, un baptême, un concert, un événement spécial.
Pour inviter sans pression :
- Choisis la personne à qui l'événement pourrait plaire. Pas au hasard.
- Propose avec légèreté. « Je vais à un repas de mon église samedi, il y aura plein de monde sympa. Ça te dirait de venir avec moi ? »
- Précise ce qui l'attend. Où, à quelle heure, combien de temps, ce qui se passe. L'inconnu fait peur.
- Propose d'y aller ensemble, ou de la retrouver sur place.
- Laisse la possibilité de dire non. « Aucun souci si ce n'est pas pour toi, on pourra faire autre chose. »
Si tu es pressé, invite par message : « Samedi à 19 h, repas à mon église, tu veux venir ? » Si tu es timide, commence par un repas chez toi, c'est plus facile. Si tu es débutant, choisis un événement qui n'est pas un culte : moins intimidant.
Ce que dit la Bible
Jésus lui-même invite deux hommes qui le suivent à distance, en une phrase :
« Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure. »
« Venez, et voyez » : une invitation sans pression, qui laisse la personne se faire sa propre idée. Elle a suffi à lancer le groupe des disciples. Dans l'Évangile de Luc, Lévi, le collecteur d'impôts qui vient de suivre Jésus, organise un festin :
« Lévi lui donna un grand festin dans sa maison, et beaucoup de publicains et d’autres personnes étaient à table avec eux. Les pharisiens et les scribes murmurèrent, et dirent à ses disciples: Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les gens de mauvaise vie? »
Il invite ses collègues et amis pour qu'ils rencontrent Jésus. Les critiques fusent, mais Jésus est à table avec eux. Le repas est un lieu d'évangile. Il demande d'ailleurs à ses disciples d'élargir leurs invitations (Luc 14:12-14) : inviter ceux qui ne peuvent pas rendre la pareille.
Les pièges à éviter
Insister. Une invitation ne se répète pas trois fois. Si la personne refuse, dis « Pas de souci », et laisse la porte ouverte. Tu pourras proposer autre chose plus tard.
Faire de l'invitation un piège. Ne dis pas « On va juste manger » si en réalité il y aura un témoignage de quarante minutes. Sois transparent sur ce qui se passera.
Négliger l'accueil. Si tu invites quelqu'un, reste avec lui : présente-le, assieds-toi à côté. Un invité laissé seul ne reviendra pas.
Se décourager. Beaucoup disent non. Ce n'est pas un rejet de toi : c'est souvent un « pas encore ». Réessaie dans quelques mois, avec une autre proposition.
Réserver l'invitation à un format. Le culte n'est pas la seule porte. Pour certains, un repas ou une randonnée est bien plus accessible.
Cette semaine, pense à une personne. Invite-la à un repas, à un groupe ou à un moment de ton église, avec légèreté.