Mathétès

Préparer ta réponse à « Pourquoi tu crois ? »

« Mais pourquoi tu crois ? » La question peut tomber un jour de repas de famille, à la machine à café, pendant un trajet. Elle peut être curieuse, sceptique, agressive ou tendre. Si tu n'y as jamais réfléchi, tu risques de rester sans voix ou de répondre à côté. Cette quête te propose d'y réfléchir à l'avance, calmement.

À quoi ça ressemble dans ta journée

Prends dix minutes avec une feuille. Écris ta réponse en cinq ou six phrases, comme si tu parlais à quelqu'un de sincère. Pour t'aider, trois angles possibles, parmi lesquels tu choisiras le plus vrai pour toi :

Puis, quelques règles pour ta réponse :

  1. Commence par « je ». Tu parles de ton chemin, pas de celui des autres.
  2. Sois simple. Évite le vocabulaire d'église.
  3. Reste honnête. Tu peux dire : « Je n'ai pas toutes les réponses, mais voici ce qui m'a convaincu. »
  4. Laisse la porte ouverte. Termine par une question : « Et toi, qu'est-ce qui te fait avancer ? »

Tu peux t'entraîner devant un miroir ou avec un ami croyant. Si tu es pressé, retiens trois phrases-clés. Si tu es timide, apprendre ta réponse te donnera de l'assurance. Si tu es débutant dans la foi, tu as aussi une histoire à raconter : elle est peut-être récente, mais elle est vraie.

Ce que dit la Bible

Paul ne se cache pas, même dans la souffrance :

« Et c’est à cause de cela que je souffre ces choses; mais j’en ai point honte, car je sais en qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce jour-là. »

« Je sais en qui j'ai cru » : sa foi repose sur une personne, pas sur une théorie. Il ne dit pas « je sais tout », il dit « je sais en qui ». Cette formule peut t'inspirer pour ta réponse. À Athènes, devant des gens qui n'ont pas la même culture religieuse, Paul commence par partir de ce qu'ils connaissent :

« Paul, debout au milieu de l’Aréopage, dit: Hommes Athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux. Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j’ai même découvert un autel avec cette inscription: A un dieu inconnu! Ce que vous révérez sans le connaître, c’est ce que je vous annonce. »

Il ne les attaque pas : il repère ce qui les habite (leur religiosité, leur autel « au dieu inconnu ») et l'utilise comme point de départ. Tu peux faire de même : écouter d'abord ce que ton interlocuteur croit ou ne croit pas, puis répondre de façon adaptée. Et Pierre invite à être toujours prêt à rendre compte de l'espérance qui est en nous, « avec douceur et respect » (1 Pierre 3:15).

Les pièges à éviter

Transformer la réponse en débat. Si la personne cherche la bagarre, ne te laisse pas entraîner. Tu n'as pas à gagner une discussion, tu as à rendre un témoignage honnête.

Prétendre à des certitudes que tu n'as pas. Si tu as des doutes, c'est humain. Tu peux répondre : « J'ai des questions, mais voici ce qui m'a tenu jusque-là. »

Avoir réponse à tout. Face à une objection difficile (le mal, la souffrance, les contradictions), ne bluffe pas. Dire « Bonne question, je vais y réfléchir » est un signe d'honnêteté, pas de faiblesse.

Critiquer l'autre. Évite les phrases qui font sentir à l'autre qu'il est dans l'erreur : « Tu devrais croire aussi. » Laisse-le avancer à son rythme.

Réciter une apologétique. Il est utile d'étudier, mais ta réponse la plus forte sera toujours personnelle : ce que Dieu a fait pour toi.

Aujourd'hui, écris en cinq phrases ta réponse à « Pourquoi tu crois ? ». Relis-la, simplifie-la, puis dis-la à voix haute.

Prêt à le mettre en pratique ?

Mathétès te propose chaque jour des quêtes concrètes pour devenir disciple, gratuitement. Cette quête y est prête à être relevée.

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