Prier pour les missionnaires : les soutenir dans l'ombre
Des hommes, des femmes, des familles entières ont quitté leur pays, leur langue, leur confort pour vivre ailleurs et partager l'Évangile. Leur vie n'est pas toujours aussi glorieuse qu'on le croit : solitude, fatigue, malentendus, parfois danger. Cette quête te propose de les porter dans ta prière.
À quoi ça ressemble dans ta journée
Si tu connais personnellement un missionnaire, commence par lui. Sinon, choisis un ou deux noms ou une organisation que ton église soutient. Voici des axes de prière concrets :
- Pour leur santé et leur famille. Les missionnaires affrontent souvent des maladies, une éducation à distance pour leurs enfants, un éloignement des proches.
- Pour la solitude. Beaucoup vivent dans un grand isolement, loin des amis et de l'église d'origine. Prie pour des amis sur place.
- Pour l'apprentissage de la langue et de la culture. Un travail long, souvent humiliant, qui demande beaucoup de patience.
- Pour les relations. Avec les habitants, avec leurs collègues, avec l'église locale.
- Pour la fécondité. Que leur travail porte du fruit, même lentement, même invisiblement.
- Pour le courage et la protection, quand le contexte est risqué.
Si tu as leurs nouvelles (une lettre de nouvelles, un site, un message), lis-les avant de prier : tu prieras plus juste. Si tu es pressé, nomme-les simplement devant Dieu avec une demande. Si tu es timide, tu peux leur écrire un petit message pour leur dire que tu pries pour eux.
Ce que dit la Bible
Jésus lui-même invite à prier pour des ouvriers :
« Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. »
Les ouvriers sont envoyés par Dieu : la prière précède l'envoi, elle l'accompagne, elle le suit. Dans le livre des Actes, l'église d'Antioche envoie Paul et Barnabas après un temps de jeûne et de prière (Actes 13:2-3). À leur retour, ils font le récit de ce que Dieu a fait :
« De là ils s’embarquèrent pour Antioche, d’où ils avaient été recommandés à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils venaient d’accomplir. Après leur arrivée, ils convoquèrent l’Église, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi. »
« Recommandés à la grâce de Dieu » : l'église les avait confiés à Dieu, et elle les retrouve pour écouter. Prier pour les missionnaires, c'est participer à leur mission. Jean salue aussi ceux qui sont partis pour le nom de Jésus et invite à les accueillir :
« Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et même pour des frères étrangers, lesquels ont rendu témoignage de ta charité, en présence de l’Église. Tu feras bien de pourvoir à leur voyage d’une manière digne de Dieu. Car c’est pour le nom de Jésus-Christ qu’ils sont partis, sans rien recevoir des païens. Nous devons donc accueillir de tels hommes, afin d’être ouvriers avec eux pour la vérité. »
Accueillir de tels hommes, dit Jean, c'est devenir « ouvriers avec eux pour la vérité » : celui qui soutient un missionnaire devient son collaborateur.
Les pièges à éviter
Les héroïser. Les missionnaires sont des personnes comme toi, avec leurs fragilités, leurs découragements, leurs erreurs. Les mettre sur un piédestal les isole. Prie pour eux comme pour des amis.
Ne prier que pour le « succès ». Beaucoup de missionnaires travaillent des années avant de voir des fruits. Demande pour eux de la persévérance, de la joie, de la santé, pas seulement des résultats.
Oublier leurs familles. Les conjoints et les enfants portent aussi la mission, souvent dans l'ombre. Prie pour eux nommément.
Prier de façon vague. « Bénis les missionnaires » est un bon début, mais des demandes précises (un visa, un traducteur, une guérison) ancrent ta prière.
S'arrêter à la prière. Si tu le peux, envoie un message, un petit don, une carte. Les missionnaires disent souvent que le soutien moral compte autant que le soutien financier.
Aujourd'hui, nomme un missionnaire ou une mission devant Dieu. Demande pour eux une chose précise.