Trier et donner : une étagère, une armoire, et ce que tu n'utilises plus
Nos placards débordent de choses dont on ne se sert plus : vêtements trop petits, livres jamais relus, appareils oubliés, vaisselle en double. Elles prennent de la place, de l'énergie mentale, et profiteraient à quelqu'un d'autre. Cette quête hebdomadaire te propose un double geste : trier une étagère ou une armoire, et donner ce qui peut l'être.
À quoi ça ressemble dans ta journée
Choisir un espace limité. Une étagère, un tiroir, une armoire, un coin de garage. Un petit périmètre : l'objectif est de finir.
Sortir tout ce qui s'y trouve. Pose sur une table ou par terre, pour tout voir.
Faire trois tas.
- Je garde. Ce que j'utilise réellement ou qui a pour moi une vraie valeur.
- Je donne. Ce qui est en bon état et peut servir à quelqu'un d'autre.
- Je jette ou recycle. Ce qui est cassé, usé, inutilisable.
Se poser une question simple pour chaque objet. « Est-ce que je l'ai utilisé depuis un an ? Est-ce que je l'utiliserai ? » Si non, il part.
Donner intelligemment. Pense à quelqu'un de précis : un voisin, une famille de ton église, un étudiant, une association locale (vestiaire solidaire, ressourcerie, banque alimentaire). Un don ciblé a plus de valeur qu'un dépôt anonyme.
Le faire dans la semaine. Ne laisse pas le sac « à donner » traîner : dépose-le dans les deux jours.
Remercier Dieu. Pour ce que tu as eu, et pour la possibilité de le transmettre.
Si tu es pressé, trie un seul tiroir. Si tu es timide, tu peux déposer anonymement. Si tu hésites par attachement sentimental, garde quelques objets précieux et lâche le reste : on peut garder un souvenir sans garder trente objets qui le rappellent, et photographier ce qu'on ne peut conserver.
Ce que dit la Bible
Jean-Baptiste, interrogé par la foule sur ce qu'il faut faire, répond :
« La foule l’interrogeait, disant: Que devons-nous donc faire? Il leur répondit: Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même. »
« Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point » : le superflu est destiné à être partagé. La réponse est concrète, immédiate, à la portée de tous. Paul rappelle aux Corinthiens un principe d'équilibre :
« afin que leur superflu pourvoie pareillement aux vôtres, en sorte qu’il y ait égalité, »
Que le superflu des uns pourvoie aux besoins des autres, en sorte qu'il y ait égalité. Jésus invite enfin à ne pas amasser des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent (Matthieu 6:19-20) : les objets accumulés finissent par nous posséder.
Les pièges à éviter
Donner ce qui est inutilisable. Un cadeau abîmé ou sale est un fardeau pour celui qui le reçoit. Donne ce que tu aurais plaisir à recevoir.
Trier pour racheter. Si tu désencombres pour reremplir aussitôt, le cycle recommence. Rends-toi compte de ce qui te pousse à acheter.
Culpabiliser. Certaines accumulations sont ordinaires. Commence petit, sans te juger.
Se précipiter sur des objets chargés d'émotions. Les souvenirs d'un défunt ou d'une époque demandent du temps. Laisse-les pour un autre jour.
Faire du geste un étalage. Un don n'a pas besoin d'être raconté.
Cette semaine, trie une étagère ou une armoire. Donne dans les deux jours ce qui ne te sert plus.