Mathétès

Un repas simple : remercier Dieu qui pourvoit au nécessaire

Nous mangeons rarement par nécessité : nous mangeons par habitude, par envie, par plaisir, par ennui, par socialisation. L'abondance est telle qu'on oublie ce que veut dire avoir faim. Cette quête te propose de prendre aujourd'hui un repas volontairement sobre, et de remercier Dieu de pourvoir au nécessaire.

À quoi ça ressemble dans ta journée

Choisir un repas. Un déjeuner ou un dîner, que tu préparerais habituellement avec plus d'éléments. Aujourd'hui, simplifie.

Le composer simplement. Du pain, du fromage, une soupe, du riz et des légumes, des œufs, des pâtes avec un peu d'huile. Un repas suffisant, sans superflu, sans sophistication.

Le préparer avec soin. Simple ne veut pas dire négligé. Dresse la table, prends le temps de manger, savoure.

Remercier. Avant de commencer, un moment de gratitude : « Merci, Seigneur, pour ce pain, pour cette eau, pour tout ce que j'ai. »

Penser à ceux qui ont moins. Chaque bouchée est l'occasion de penser à ceux dont le repas du jour est incertain, et, si possible, de faire un geste : un don à une association de soutien alimentaire, un repas offert.

Observer. Que ressens-tu ? Un manque ? De la liberté ? Le goût des aliments change-t-il quand ils sont plus simples ?

Cette quête n'a rien d'un jeûne ni d'un régime : tu manges à ta faim, mais avec sobriété. Le but est de redécouvrir le suffisant.

Si tu es pressé, un repas de pain et d'une soupe prépare en vingt minutes. Si tu es timide, personne n'a besoin de savoir. Si tu manges en famille, explique à tous l'intention : ce peut être un beau moment à partager. Tu peux même demander à chacun de dire, à tour de rôle, une chose pour laquelle il est reconnaissant à cette table : le repas devient alors un petit temps d'action de grâces.

Ce que dit la Bible

Paul écrit à Timothée :

« C’est, en effet, une grande source de gain que la piété avec le contentement; car nous n’avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n’en pouvons rien emporter; si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira. »

« Si donc nous avons la nourriture et le vêtement, cela nous suffira » : le contentement est présenté comme une grande source de gain. Nous n'avons rien apporté dans le monde et n'en emporterons rien. Dans le livre des Proverbes, un sage prie :

« Éloigne de moi la fausseté et la parole mensongère; Ne me donne ni pauvreté, ni richesse, Accorde-moi le pain qui m’est nécessaire. De peur que, dans l’abondance, je ne te renie Et ne dise: Qui est l’Éternel? Ou que, dans la pauvreté, je ne dérobe, Et ne m’attaque au nom de mon Dieu. »

« Ne me donne ni pauvreté, ni richesse, accorde-moi le pain qui m'est nécessaire » : il demande le suffisant, ni trop, ni trop peu, de peur d'oublier Dieu dans l'abondance ou de l'offenser dans le manque. Jésus enseigne d'ailleurs à prier : « Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien » (Matthieu 6:11) : un pain pour aujourd'hui.

Les pièges à éviter

Faire un exercice d'ascèse sévère. Un repas simple n'est pas un repas de punition. Mange à ta faim, avec joie.

Se sentir supérieur. Ne juge pas ceux qui mangent abondamment. L'objectif n'est pas de te distinguer.

Négliger ta santé. Si tu as des besoins nutritionnels particuliers, adapte. La quête n'est pas une carence volontaire.

Mépriser la nourriture. Le repas est un don de Dieu. Un repas simple peut être savoureux.

Oublier ceux qui n'ont pas à manger. Le contentement doit se traduire en partage.

Aujourd'hui, compose un repas simple. Remercie Dieu pour le nécessaire.

Prêt à le mettre en pratique ?

Mathétès te propose chaque jour des quêtes concrètes pour devenir disciple, gratuitement. Cette quête y est prête à être relevée.

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