Noter une question que le texte te pose
On lit souvent la Bible comme un livre de réponses. Elle l'est, mais elle est aussi un livre de questions. Dieu en pose beaucoup, Jésus aussi. Cette quête t'invite à lire en te laissant questionner : quelle question ce texte me pose-t-il ?
À quoi ça ressemble dans ta journée
Après avoir lu un passage, au lieu de chercher ce qu'il t'apprend, retourne la lecture : « Quelle question ce texte m'adresse-t-il ? » Cette question peut être explicite (une vraie question posée dans le texte) ou implicite (une question que tu entends en toi en le lisant). Voici une méthode :
- Cherche d'abord les questions écrites dans le texte. Beaucoup de passages en contiennent : « Où es-tu ? », « Que veux-tu que je te fasse ? », « M'aimes-tu ? »
- Cherche les questions implicites. Dans une parabole, par exemple : « À qui est-ce que je ressemble dans cette histoire ? »
- Note la question telle quelle, dans un carnet ou une note de téléphone.
- Réponds honnêtement, à voix basse ou par écrit, en t'adressant à Dieu.
Un exemple : tu lis la guérison de l'aveugle Bartimée. Jésus lui demande : « Que veux-tu que je te fasse ? » Tu notes : « Qu'est-ce que je veux vraiment que Jésus fasse pour moi ? » Puis tu réponds franchement. Peut-être que ta première réponse sera superficielle. Reviens-y.
Si tu es pressé, ne retiens qu'une question et réponds en une phrase. Si tu es débutant, les Évangiles sont pleins de questions de Jésus. Si tu es timide, la réponse écrite reste privée.
Ce que dit la Bible
La toute première question que Dieu pose à l'humanité est celle-ci :
« Mais l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit: Où es-tu? »
Adam et Ève se cachent, et Dieu ne demande pas parce qu'il ne sait pas : il demande pour inviter à sortir de la cachette. Les questions de Dieu sont souvent une main tendue.
Jésus aussi pose des questions décisives. Un jour, il demande à ses disciples :
« Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis? Pierre lui répondit: Tu es le Christ. »
Cette question n'est pas réservée à Pierre : elle s'adresse à chacun de nous. Que répondons-nous ? Après la résurrection, il demande à Pierre par trois fois s'il l'aime (Jean 21:15) : une question qui touche le cœur du lien, bien plus que les compétences.
Les questions du texte sont donc des occasions de rencontre, pas des examens. Dieu ne cherche pas à te piéger, il veut te faire parler.
Les pièges à éviter
Répondre trop vite. La première réponse est souvent une réponse d'écolier : « Oui, bien sûr, Seigneur ! » Laisse la question descendre. Écris ce que tu penses vraiment, même si ce n'est pas joli.
Éviter les questions qui piquent. Certaines questions dérangent : « Qu'est-ce que tu fais de ta colère ? » « Pourquoi as-tu peur ? » Ce sont souvent celles qui ont le plus de valeur. Ne passe pas à la suivante trop vite.
Se juger sévèrement. Une question n'est pas une accusation. Si tu découvres un manque, présente-le à Dieu sans te flageller.
Chercher une réponse définitive. Certaines questions restent ouvertes pendant des mois. Tu peux continuer à les porter. La Bible n'impose pas de réponse en cinq minutes.
Faire le tri. Si tu ne retiens que les questions agréables, tu prives le texte de sa force. Il est fait aussi pour te remettre en question.
Aujourd'hui, repère une question dans ta lecture et réponds-y par écrit, en trois phrases.