Parler de Jésus à quelqu'un : une conversation, pas un discours
Parler de Jésus à quelqu'un : voilà peut-être la quête qui te fait le plus peur dans toute l'application. Elle n'a pourtant rien d'un exploit. Il s'agit d'une conversation entre deux personnes, où l'une dit simplement ce qu'elle a trouvé en Jésus. Cette quête hebdomadaire arrive après la prière, les gestes d'amour et l'écoute : tu es prêt.
À quoi ça ressemble dans ta journée
Voici une manière de faire, en quatre étapes :
- Choisis une personne. Quelqu'un avec qui tu as déjà un lien de confiance : un ami, un collègue, un proche. Tu as peut-être prié pour elle (liste de trois personnes).
- Prépare le terrain. Prie avant, et choisis un moment calme : un café, une marche, un trajet en voiture. Pas devant d'autres personnes qui pourraient la gêner.
- Ouvre la conversation avec une question ou un fait. « Il y a quelque chose qui m'est arrivé récemment, je voudrais t'en parler. » Ou : « Tu m'avais demandé pourquoi je vais à l'église. »
- Parle de ce que Jésus a changé pour toi. Pas de grand exposé théologique : une histoire, un moment, ce qu'il t'a apporté.
Puis, très important : écoute. Pose des questions. Laisse la personne réagir, même si elle conteste. Une bonne conversation sur la foi ressemble plus à un échange qu'à une démonstration.
Si la conversation avance bien, tu peux proposer de continuer : « Si tu veux, je peux te prêter un Évangile » ou « On pourrait en reparler. » Si elle se ferme, accepte : « Merci de m'avoir écouté. » Tu auras semé quelque chose, et ta relation reste intacte.
Si tu es pressé, quelques minutes peuvent suffire. Si tu es timide, prépare ta phrase d'ouverture. Si tu as peur, relis ta prière pour le courage.
Ce que dit la Bible
André, l'un des premiers disciples, fait quelque chose de très simple après sa rencontre avec Jésus :
« André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit: Nous avons trouvé le Messie (ce qui signifie Christ). Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit: Tu es Simon, fils de Jonas; tu seras appelé Céphas (ce qui signifie Pierre). »
Il rencontre son frère, lui dit ce qu'il a trouvé, et le conduit à Jésus. Pas de stratégie, pas de discours : il dit ce qu'il a vécu, et il amène son frère. Philippe, devant l'Éthiopien, commence là où l'homme en est :
« Alors Philippe, ouvrant la bouche et commençant par ce passage, lui annonça la bonne nouvelle de Jésus. »
Il part du texte qu'il lisait, et lui annonce Jésus. Il s'adapte à la personne. Et Paul, qui connaît le coût de l'annonce, déclare :
« Car je n’ai point honte de l’Évangile: c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec, »
« Je n'ai point honte de l'Évangile » : non par arrogance, mais par confiance dans sa puissance. Ce n'est pas ton éloquence qui sauve, c'est la puissance de Dieu.
Les pièges à éviter
Prêcher. Un monologue de dix minutes lasse. Garde la conversation courte, simple, ouverte.
Argumenter pour gagner. Si la discussion devient un débat, tu risques de braquer l'autre. Ton but n'est pas d'avoir raison, mais de témoigner.
Forcer. Respecte le rythme de la personne. Ne reviens pas à la charge à chaque rencontre. Sa liberté est sacrée.
Cacher tes propres difficultés. Si tu présentes ta foi comme une réussite sans faille, l'autre ne s'y reconnaîtra pas. Tu peux dire ce qui reste difficile pour toi.
Rendre l'amitié conditionnelle. Que la personne croie ou non, tu restes son ami. Si elle sent que ta relation dépend de sa réponse, tu perds sa confiance.
Cette semaine, choisis une personne. Prie pour elle, puis cherche un moment pour lui dire simplement ce que Jésus a changé pour toi.