Prier pour un pays fermé à l'Évangile
Dans certains pays, l'annonce de l'Évangile est interdite, punie ou impossible sans risque. Les croyants sont peu nombreux, parfois isolés, parfois cachés. Cette quête te propose d'élever ton regard au-delà de tes frontières et de porter un pays devant Dieu, sans bruit et sans peur.
À quoi ça ressemble dans ta journée
Choisis un pays. Si tu en connais un par ton histoire ou celle d'un ami, commence par lui. Sinon, prends-en un au hasard dans la liste des pays où les chrétiens sont peu nombreux ou contraints. Informe-toi quelques minutes : sa langue, sa culture, ses habitants, la situation des croyants. Puis prie, en plusieurs axes :
- Pour les croyants sur place. Qu'ils tiennent bon, qu'ils soient protégés, qu'ils aient des frères et sœurs pour se soutenir.
- Pour les habitants. Qu'ils entendent parler de Jésus, par un rêve, un livre, une radio, une rencontre, une personne qui leur montre de l'amour.
- Pour ceux qui y travaillent. Missionnaires, humanitaires, enseignants, chefs d'entreprise chrétiens qui y vivent discrètement.
- Pour les dirigeants. Qu'ils soient sages, qu'ils respectent les consciences.
- Pour la Parole. Que la Bible soit traduite, accessible, lisible dans leur langue.
Une prière possible : « Seigneur, je te confie [pays]. Tu aimes ses habitants plus que moi. Ouvre des cœurs et des portes, protège ceux qui te suivent. »
Si tu es pressé, une phrase suffit, avec le nom du pays. Si tu es timide face aux questions politiques, souviens-toi qu'il s'agit de prière, pas de débat. Si tu veux aller plus loin, utilise une fiche d'information publiée par une association reconnue.
Ce que dit la Bible
Paul pose une suite de questions qui montrent ce qu'implique l'annonce de l'Évangile :
« Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés? Selon qu’il est écrit: Qu’ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles! »
Pour qu'on croie, il faut qu'on entende ; pour qu'on entende, il faut qu'un messager aille ; pour qu'il aille, il faut qu'il soit envoyé. La prière est un maillon de cette chaîne. Le livre de l'Apocalypse décrit la vision d'un but :
« Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. »
Une foule « de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue » devant le trône : c'est le projet de Dieu pour l'histoire. Prier pour un pays fermé, c'est s'associer à cette perspective. Dans le livre des Actes (Actes 16:6-10), l'Esprit empêche Paul d'aller là où il voulait et l'oriente vers la Macédoine : Dieu conduit l'Évangile, parfois de manière inattendue.
Les pièges à éviter
Le sentiment de supériorité. Ces pays ne sont pas « moins avancés » spirituellement. Ils ont leur culture, leur histoire, leurs richesses. Prie avec respect, pas avec condescendance.
La prière stéréotypée. « Seigneur, convertis tout le pays » est un début, mais plus tu connais, plus tu pries juste : tel groupe, telle langue, telle région.
Mettre en danger. Si tu as des contacts dans un de ces pays, ne partage pas d'informations sensibles sur les réseaux : cela pourrait nuire aux croyants.
Se sentir impuissant. La taille du monde peut décourager. Mais la prière n'est pas proportionnée à ce que tu vois : elle s'appuie sur la puissance de Dieu.
Une prière sans suite. Si possible, choisis un pays et reviens-y régulièrement, une fois par semaine, un mois de suite. La persévérance donne de la profondeur.
Aujourd'hui, choisis un pays. Informe-toi pendant cinq minutes, puis prie avec une demande précise.