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Prier une minute pour un non-croyant : un prénom, une minute

Nous voudrions tous voir nos proches découvrir Dieu. Mais nous savons que nous ne pouvons pas les convaincre. Il reste un geste modeste, discret et décisif : prier pour eux. Cette quête te propose une pratique d'une minute : écrire un prénom, et prier pour lui.

À quoi ça ressemble dans ta journée

La simplicité est la clé. Voici le déroulé :

  1. Écris un prénom. Sur un papier, une carte, une note de téléphone : le nom d'une personne non croyante que tu connais. Écrire rend la prière plus concrète.
  2. Fixe une minute. Tu peux mettre un minuteur. Une minute, ce n'est ni long ni difficile.
  3. Prie en trois phrases. Une pour remercier (« Merci pour Karim, pour son humour, pour sa fidélité. »), une pour demander (« Parle-lui à ta manière, mets sur sa route ce dont il a besoin. »), une pour toi (« Montre-moi comment l'aimer. »).
  4. Reviens demain. Même prénom ou un autre. L'intérêt est la répétition.

Cette prière d'une minute est discrète et sans pression. Elle te permet de garder la personne dans ton cœur. Si tu es pressé, elle tient dans un trajet. Si tu es timide face à l'évangélisation, c'est une façon de t'y associer sans parler. Si tu as plusieurs noms en tête, garde-les sur une même liste : un nom par jour.

Elle te rend aussi plus attentif : en priant pour quelqu'un, tu remarques ses joies, ses fatigues, les occasions de lui rendre service. La prière modifie ton regard avant de modifier la situation.

Ce que dit la Bible

Paul demande aux croyants de prier pour tous, sans exception :

« J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, »

« Pour tous les hommes » : il n'y a pas de catégorie exclue. Jésus affirme ailleurs que la foi est d'abord l'œuvre de Dieu :

« Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire; et je le ressusciterai au dernier jour. »

« Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire » : cela te libère d'un poids. Tu n'as pas à convaincre : le Père attire. Ta prière s'associe à son travail. Le livre des Actes présente enfin un homme, Corneille, qui n'est pas encore chrétien mais qui prie et donne aux pauvres :

« Il y avait à Césarée un homme nommé Corneille, centenier dans la cohorte dite italienne. Cet homme était pieux et craignait Dieu, avec toute sa maison; il faisait beaucoup d’aumônes au peuple, et priait Dieu continuellement. Vers la neuvième heure du jour, il vit clairement dans une vision un ange de Dieu qui entra chez lui, et qui lui dit: Corneille! Les regards fixés sur lui, et saisi d’effroi, il répondit: Qu’est-ce, Seigneur? Et l’ange lui dit: Tes prières et tes aumônes sont montées devant Dieu, et il s’en est souvenu. »

Dieu remarque ses prières et ses aumônes, et envoie quelqu'un vers lui. Dieu entend aussi ceux qui le cherchent, avant qu'ils ne le connaissent.

Les pièges à éviter

Prier pour une conversion programmée. Dieu ne suit pas ton agenda. Demande-lui ce qui est bon pour la personne, et laisse-le choisir le moment.

Se décourager si rien ne change. Certaines histoires prennent des années. Garde ton prénom, continue de prier.

Parler trop de ta prière. Si tu dis à la personne que tu pries « pour sa conversion », elle risque de se sentir jugée. Garde cette prière discrète, et réserve le « je prie pour toi » aux moments où la personne traverse une épreuve.

Oublier d'aimer. Si tu pries mais que tu ne t'intéresses jamais à la personne, il manque quelque chose. Laisse la prière te pousser vers elle.

Prier avec amertume. Si la personne t'a blessé, commence par déposer ce qui est difficile avant de demander du bien.

Aujourd'hui, écris un prénom. Prie une minute : un merci, une demande, une demande pour toi.

Prêt à le mettre en pratique ?

Mathétès te propose chaque jour des quêtes concrètes pour devenir disciple, gratuitement. Cette quête y est prête à être relevée.

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